Réchauffement climatique : les espèces endémiques sauvages menacées

Eléphants Afrique

Début avril, les scientifiques ont sonné l’alarme. Si rien est fait pour limiter le réchauffement climatique, les régions les plus riches de notre planète en faune et en flore vont être irrémédiablement endommagées. Les experts ont analysé les risques portant sur différentes espèces et les résultats sont alarmants.

300 lieux peuvent voir leurs différentes espèces disparaître

Cela fait maintenant plusieurs années que de nombreux magazines et blog spécialisés publient des contenus alarmant à propos des espèces d’animaux en voie d’extinction. Des animaux de tous les continents sont en grand danger à cause de la sécheresse, de la perte d’habitat, de la déforestation, des incendies, du braconnage et du réchauffement climatique. Vous pouvez découvrir toutes ces espèces sur cet article : https://www.magazine-racines.fr/especes-animaux-voie-extinction/

Il y a peu de temps, les scientifiques ont réalisé une analyse de 8 000 évaluations de risque. Sur le globe, au sein de presque 300 lieux, des lieux où la biodiversité est importante, différentes espèces sont en danger d’extinction si les températures augmentent de plus de 3 °C. Ces espèces vivent sur terre et dans les océans. La surface de la terre à déjà subit un réchauffement de 1 °C. L’Accord de Paris, un accord qui a pour but de limiter la montée des eaux de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux antérieurs à la révolution industrielle, doit être respecté afin de sauver ces espèces et plus particulièrement les espèces endémiques. Malheureusement, les engagements actuels des États mettent le monde entier sur la voie d’un réchauffement supérieur à 3 °C d’ici à la fin du siècle.

Les espèces endémiques, les espèces les plus menacées

Les espèces endémiques, les espèces qui vivent uniquement dans un territoire donné, sont vouées à être les plus touchées par les catastrophes dues au réchauffement climatique. Pour en citer quelques-unes, les lémuriens de Madagascar, les éléphants de forêt d’Afrique et les léopards des neiges risquent de disparaitre si rien ne change. Les espèces présentes sur les 300 lieux à haut risque ont dix fois plus de risque de souffrir du changement climatique comparé aux espèces invasives.

Comment sauver ces espèces particulières ? Tout repose sur les épaules humaines. Les espèces en danger ne le seront plus, ou moins, seulement quand les Hommes auront compris qu’il faut réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les objectifs de L’Accord de Paris sont primordiaux pour la survie des espèces présentes dans les zones les plus sauvages.

Les scientifiques sont sceptiques. Pour eux, l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C est déjà inatteignable. Toutefois, ils insistent : chaque dixième de degré compte pour limiter les impacts et les régions les plus sauvages sont les régions à protéger en priorité.

Les entreprises du CAC 40 ne visent pas les objectifs de l’Accord de Paris

L’Accord de Paris est primordial pour l’avenir de notre planète et le futur de nombreuses espèces. Afin que les objectifs visés par cet accord soient atteints, les grandes entreprises de ce monde doivent s’engager et s’impliquer. 35 entreprises sont analysées et la majorité d’entre elles fait partie du CAC 40. Au sein de ces entreprises, trois indicateurs sont pris en compte : les « émissions directes », les émissions liées à leur « consommation d’électricité ou de chaleur » et les « émissions indirectes ».

Dix de ces entreprises ont une trajectoire associée à un réchauffement supérieur à +4 degrés et 17 entreprises sont entre +3 et +4 degrés. Les banques et les entreprises dans l’aéronautique sont suivies de près. Face aux critiques, les entreprises se disent mécontentes des comparaisons sans sens, de la non prise en compte des efforts engagés durant ces dernières années et de la façon dont les « émissions indirectes » sont calculées. Oxfam souhaite tout de même intégrer dans le projet de loi français « Climat et Résilience » une obligation pour les entreprises de publier leur empreinte carbone.