Mode d’emploi de la compensation carbone pour les entreprises

La est un mécanisme de financement qui a vu le jour suite aux accords de Kyoto. Elle permet de favoriser l’équilibre entre émissions et réduction de gaz à effet de serre (GES). L’objectif est de parvenir à une neutralité carbone. En tant que particulier ou dirigeant d’entreprise, vous avez sûrement entendu parler de la neutralité carbone. Vous désirez avoir de plus amples informations sur le concept ! Voici un mode d’emploi pour vous guider.

La compensation carbone, que faut-il savoir ?

Issu des accords de Kyoto signés en 2005, le concept de compensation carbone est le résultat de l’engagement du gouvernement à compenser les émissions de carbone dans l’atmosphère.

À la base, les engagements pris visaient à faire baisser les émissions de CO2, puis en fin de compte la France a opté pour la neutralité carbone. Cette neutralité signifie que le territoire français ne doit pas émettre plus de dioxyde de carbone qu’il n’en consomme. C’est le but à atteindre d’ici 2050.

La compensation carbone repose sur un principe. Les gaz à effets de serre émis à n’importe quel endroit du globe ont un impact sur la totalité de la planète. L’effet est donc compensable. Un kilogramme de CO2 émis en France peut donc être compensé par la suppression d’un kilogramme émis dans un autre pays. Pour que l’effet soit optimal, il est donc primordial que les proportions soient respectées.

Par ailleurs, la compensation carbone constitue une obligation pour les entreprises qui interviennent dans certains secteurs (énergie, papier… ). Ceci est valable dans tous les états qui ont ratifié le protocole de Kyoto.

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Compensation carbone : les mécanismes du protocole de Kyoto

Pour participer au mécanisme de compensation carbone, il est nécessaire d’acquérir des unités de carbone ou des certificats de réduction d’émission. Ces derniers sont délivrés par l’ONU. Pour leur obtention, deux mécanismes ont été mis en place par le protocole de Kyoto.

Le Mécanisme de Développement Propre MDP

Les programmes de réduction des gaz à effet de serre du MDP sont réalisés par des pays occidentaux. Ceci est fait dans le but de participer au développement durable dans les pays en voie de développement. Ces programmes donnent droit aux certifications de réduction d’émission.

La Mise en Œuvre Conjointe MOC

Utilisé pour l’acquisition d’unités de carbone, ce second mécanisme de financement des projets est réservé aux pays industrialisés. Deux objectifs sont à atteindre : stocker le carbone et participer à la réduction des gaz à effet de serre. Les domaines forestiers et industriels sont les plus concernés.

Le principe de ces deux mécanismes devra se poursuivre comme cela a été spécifié dans l’accord de Paris de la COP21, signé en 2015.

Les différentes étapes d’une démarche de compensation efficace

Outre les accords de Kyoto, il existe également un marché de compensation carbone sans régulation qui est ouvert à tous. La compensation carbone s’assimile ici aux démarches de responsabilités sociales et environnementales que les entreprises peuvent lancer. Voici les étapes à suivre.

Mesurer son empreinte carbone

Participer au mécanisme de compensation carbone ne constitue en aucun cas un laissez-passer pour continuer à polluer l’environnement. Passer directement, de la case « compenser », sans faire un détour par la case « réduction de ses émissions de gaz à effet de serre » constitue une démarche contreproductive et risquée.

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Même si elle est volontaire, la compensation carbone doit s’inscrire dans un plan stratégique global. Une stratégie qui doit viser à réduire l’impact environnemental de l’entreprise. Commencez donc par établir un bilan GES. Ce dernier est obligatoire pour les entreprises qui ont plus de 500 employés. Vous pourrez ainsi dégager les postes qui émettent le plus de GES et établir un programme de compensation.

Réduire ses émissions de GES

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Recyclage,
  • réduction des postes de consommation de carburant et d’énergie,
  • fabrication d’emballages écologiques,
  • achats économes et durables…

Bref, les pistes sont nombreuses et dépendent des entreprises et de leurs secteurs d’activité.