Pollution des vols aériens : quelle est la solution ?

La pollution de l’environnement est un sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Pour préserver la planète, il serait temps de trouver une solution aux différentes causes de ce problème public. Parmi ces origines se trouvent les vols aériens. Quelles sont les solutions à adopter pour lutter contre la pollution des avions ? Éléments de réponse.

Les solutions du point de vue des consommateurs

La pollution étant une question qui concerne tout le monde, les consommateurs doivent aussi adopter des attitudes visant à réduire la pollution aérienne. De ce fait, ils doivent espacer le plus possible les voyages. À titre d’exemple, les voyageurs peuvent prendre l’avion tous les trois ans pour une distance de 2000 kilomètres.

D’après plusieurs études, cela permettrait d’économiser 700 kg de dioxyde de carbone. De plus, vous pouvez opter pour d’autres moyens de transport moins polluants lorsque votre distance ne dépasse pas 1500 km. Parmi ceux-ci, vous pouvez miser sur :

  • le train,
  • l’autocar,
  • le covoiturage, etc.

Par ailleurs, beaucoup de vols aériens sont motivés par le travail. Pour épargner l’environnement, les personnes concernées peuvent opter pour les visioconférences. En plus, ils pourront économiser de l’argent et du temps.

Une autre solution pour réduire l’émission de gaz à effet de serre émis par les avions serait de contrôler le transport des aliments. Il est constaté que des aliments pourtant disponibles dans les pays voisins, sont importés des pays lointains. Il faut encourager la consommation des produits locaux.

Les solutions politiques

En plus des consommateurs, des actions politiques doivent être menées par les autorités dans ce sens. Contrairement aux autres types de transports, le carburant employé pour l’avion ne subit pas de taxe. Les compagnies aériennes jouissent toujours de cette grâce du système.

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C’est une situation qui doit changer pour qu’il y ait enfin une concurrence saine entre les différents moyens de transport. Il faut donc appliquer une taxe sur les billets d’avion. Les recettes récoltées pourraient servir à financer plusieurs technologies, notamment l’avion électrique. Même si les batteries à utiliser pour ce type d’avion seront certainement lourdes et limiteront la distance à parcourir, c’est une solution à ne pas négliger.

Plus les avions seront en plein vol, plus l’environnement sera affecté. Pour ce faire, il faut réguler le trafic aérien. Cela éviterait aux avions d’attendre longtemps dans les airs avant d’atterrir sur la piste des aéroports.

Les acteurs politiques doivent également réfléchir à une loi pour interdire les vols « sauts de puce ». Pour limiter les nuisances sonores des avions la nuit, les vols prévus après le coucher du soleil doivent être bannis.

Quelles solutions pour le secteur du transport aérien ?

Conscients de l’impact environnemental des avions, les responsables du secteur aérien ont d’ores et déjà engagé des actions. En 2016, ils ont décidé de stabiliser le taux d’émission du dioxyde de carbone. Cet engagement assez important a cependant des failles. En réalité, tous les pays n’ont pas pu être concernés par ce traité, en l’occurrence les pays pauvres. La correction de cette situation apportera certainement des solutions.

Il est également nécessaire d’employer des moteurs qui consomment moins de carburant. Dans le cas échéant, le développement des carburants bio sera inévitable. Grâce à ce type de carburant, on assistera à la réduction du CO2 dans les airs. En effet, le kérosène bio peut être mélangé à hauteur de 50 % avec le kérosène d’origine.

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De plus, le « green taxiing » qui peine encore à être adopté par certains constructeurs constitue un frein pour lutter contre la pollution. Il faudra que ces acteurs puissent accepter le système de roulage électrique pour la protection de l’environnement.

En définitive, pour lutter contre la pollution des vols aériens, plusieurs solutions sont envisageables. Vous avez notamment l’espacement des voyages par les consommateurs, l’application des taxes sur le kérosène, la régulation du trafic aérien, etc. Il faut aussi penser à développer des carburants bio et à concevoir des moteurs qui consomment moins de carburants.